Contexte

La notion d’inclusion tend progressivement à s’imposer dans le langage public, scientifique et politique dans un contexte de changement des cadres économiques et environnementaux. Portée par de multiples textes internationaux et nationaux, elle invite à créer des dispositifs permettant une véritable participation des personnes.

L’inclusion est également une notion polysémique, qui fait l’objet d’une double conception dans la recherche en sciences sociales. La première interroge l’autorité, la violence symbolique, la domination et les injonctions de participation. Cette approche questionne l’élaboration des normes et leur relativité, la violence institutionnelle ainsi que les logiques d’action derrière les principes normatifs. La seconde conception s’attache aux processus de participation, à l’émancipation, à la reconnaissance sociale des individus et des sociétés. Cette approche aborde les capabilités, les processus d’empowerment et l’égalité des chances.

La polysémie et l’ambivalence relatives à l’inclusion, peuvent être dépassées à partir d’une démarche scientifique collective. Il s’agit de partir de travaux de recherche pour ré-interroger la notion et ses différentes dimensions. Notre objectif est de développer des recherches permettant de promouvoir des individus et des collectifs citoyens qui s’impliquent activement dans les diverses composantes de la vie en société. Cette conception de la recherche s’intéresse moins à une « société des individus » qu’à une « société des singularités » (Rosanvallon : 2011) veillant à la reconnaissance de tous.